Radio : Exils et accueil, de la Retirada à aujourd’hui

Une émission réalisée par FM+ (Guylaine Dubois) en partenariat avec radio Lenga d’Oc (Bruno Cécillon), Jazz IN (Paul Esgleas) et l’Eko des garrigues, dans le cadre de la série « Itinérances » produite par l’ARRA avec le soutien de la Région Occitanie. Producteur délégué : Manuel Plaza Toro.

Les 20ème et 21ème siècles resteront probablement ceux de toutes les migrations. Ce ne sont pas les guerres mondiales qui ont vidé les terres, les pays, ce sont les migrations proclame Erri de Luca, en préambule à ce documentaire radiophonique Itinérances. Les populations qui fuient les conflits, les persécutions ou la misère, avec leur grande diversité de causes demeurent une triste constante de l’histoire.

Si l’impact sociétal des migrations contemporaines semble culminer de manière inédite, c’est sûrement parce-que nos réseaux globalisés ne nous permettent plus d’ignorer quoi que ce soit et que chacun est désormais le témoin du sort des tous. Des dirigeants et des responsables politiques peu scrupuleux ont ainsi compris ce qu’ils avaient à gagner en agitant le spectre de la submersion étrangère. Comme s’ils était inacceptable et honteux de chercher simplement à vivre. Réfugiés, déplacés, demandeurs d’asile, migrants…au fond, peu importe l’étiquette. Un mot suffit à qualifier cette itinérance : l’exil.

Sans prétendre à une analyse globale, ni à une étude des lieux exhaustive, nous avons donné la parole à des descendants de réfugiés, des écrivains, des intellectuels, des artistes, des responsables d’associations et aussi à des personnes qui ont risqué leur vie par arriver jusqu’en France et parfois sur des embarcations de fortune. En croisant ces voix et ces expertises, nous avons tenté de comprendre ces exodes d’aujourd’hui qui font écho à la Retirada en 1939, dont les 80 ans ont été commémorés en 2019.

Conférence/séminaire : Nouvelles historiographies de l’Espagne contemporaine

Conférence programmée dans le cadre du séminaire interuniversitaire « Nouvelles historiographies de l’Espagne contemporaine » (IberHis-IMAGER-CRIIA-LER) via Zoom le vendredi 29 janvier de 14h à 16h pour écouter l’intervention de María Martínez (UNED), 
« Identidades en proceso. Reiteraciones relacionales y activaciones emocionales en las movilizaciones feministas. »
Voici le lien de connexion : https://zoom.us/j/91098402151?pwd=ejVzTlloWDRlWTVyWGUzdW9IVmZLZz

https://crimic-sorbonne.fr/manifestations/identidades-proceso-reiteraciones-relacionales-y-activaciones-emocionales-las-movilizaciones-feministas/

Publication : L’eau des 2 rivières, un roman de Patrick Fornos

L’eau des deux rivières est le troisième roman de Patrick Fornos., membre du CERMI.

C’est un roman en deux parties qui raconte sur trois générations la destinée d’une famille catalane avant, pendant et après la Guerre civile espagnole. Le premier tome, Ángel, débute en France par le drame déclencheur de la saga : la mort du père dans une mine de fer. Le récit va ensuite se dérouler de part et d’autre de la frontière en s’attachant plus particulièrement à deux personnages : Ángel et Colette dont les trajectoires antinomiques et complémentaires vont se croiser et se recroiser sans cesse tout au long du récit pour tisser d’une façon allégorique la trame de la grande histoire. Le roman tire sa matière de situations vécues et de personnes ayant réellement existé.

Mais Patrick Fornos ne se prive pas pour autant, par pur jeu littéraire ou pour mieux questionner nos existences, de distordre au gré de son imagination les faits dont il s’est inspiré. Comme dans Sambucus et La braise des coquelicots, ses deux précédents romans, notre auteur s’interroge à nouveau sur l’espoir et la désillusion. Il a toujours la même nostalgie des possibles.

Dans un style clair et très entraînant, L’eau des deux rivières dit en mots et en images ce qui aurait pu advenir, mais que le cours de l’histoire n’a pas réalisé.

Journée d’études : Lorca Un poète à New York

Le 15 janvier, Encarna Alonso Valero et Zoraida Carandell organisent une journée d’études à l’université Paris Nanterre ( LIRE 19-21, CRIIA UR Etudes romanes) et proposent différentes « lectures de Poeta en Nueva York de Federico García Lorca », dans le cadre de la préparation de l’agrégation d’espagnol 2020.

Publication : Huir fue lo más bello que tuvimos, un livre de Marta Marín-Dòmine

Professeure associée à l’université Wilfrid Laurier d’Ontario (Canada), directrice du Centre for Memory and Testimony Studies et membre du CERMI, Marta Marín-Dòmine explore les chemins la mémoire individuelle et collective à travers l’écriture autobiographique. Elle évoque la figure de son père, enfant-soldat lors des derniers mois de la Guerre civile espagnole et exilé, pour réfléchir sur le déracinement et la façon dont un passé violent continue d’agir sur ceux qui l’ont vécu, mais aussi sur les générations suivantes.

Entretien avec Marta sur RTVE dans l’émission Libros de Arena, jeudi 31 décembre 2020 : https://mediavod-lvlt.rtve.es/resources/TE_SLIBARN/mp3/1/7/1609340285171.mp3

Colloque sur la Retirada et l’exil républicain espagnol en Bretagne

Le IIe colloque international

II Colloque International « La Retirada et l’exil républicain espagnol en Bretagne, 80 ans après (1939-2019). Histoire, mémoire, création »

Le IIe colloque international « La Retirada et l’exil républicain espagnol en Bretagne, 80 ans après (1938-1989). Histoire, mémoire, création » a réuni en avril 2019 des chercheurs de différentes universités européennes, des artistes et des fils d’exilés républicains espagnols, pour aborder le sujet de l’exil sur différents aspects.

Il a fait l’objet d’une captation vidéo :

https://www.canal-u.tv/producteurs/ubo/iie_colloque_international_la_retirada_et_l_exil_republicain_espagnol_en_bretagne_8a_ans_apes_1939_2019_histoire_memoire_et_creation

Publication « Espagne, un exil républicain »

635 pages, 1,2 kg… c’est le volume que représentent les actes des journées d’études organisées par CAMINAR en octobre 2019, publiés ces jours-ci, avec une version en français et sa traduction en espagnol.

Les membres du CERMI étaient bien présents dans les contributions de ces deux journées passionnantes :

  • José Garcia, président de Caminar, a ouvert l’événement.
  • Geneviève Dreyfus-Armand a fait la conférence d’ouverture
  • Mar Bresson Arregui Oto et Sandrine Saule ont croisé leurs regards sur les archives personnelles d’Adelita del Campo et Julián Antonio Ramírez.
  • Odette Martínez Maler a présenté le rôle des femmes dans la lutte contre le franquisme , au sein de la guérilla puis de l’exil.

Les Républicains espagnols à Rivesaltes

Geneviève Dreyfus-Armand, présidente d’honneur du Cermi, vient de publier un nouvel ouvrage aux Editions Loubatières, dans la collection Récits et témoignages : Les Républicains espagnols à Rivesaltes : D’un camp à l’autre, leurs enfants témoignent – janvier 1941-novembre 1942.

À partir de janvier 1941, des familles de républicains espagnols arrivent au camp de Rivesaltes. Un camp de plus sur leur long parcours d’indésirables. Pendant toute l’existence du camp, les Espagnols représentent toujours plus de la moitié des effectifs des internés. Longtemps passé sous silence, cet enfermement de familles entières resurgit ici dans les mémoires et dans l’histoire. Si les hommes sont incorporés dans les groupements de travailleurs étrangers (GTE) mis en place par le régime de Vichy, femmes et enfants restent confinés dans ce lieu inhospitalier, glacial en hiver et torride en été, où règnent la promiscuité, l’insalubrité et la faim. Où la mort rôde, notamment autour des enfants les plus jeunes, malgré l’aide apportée par des œuvres d’assistance dépassées par l’ampleur de la tâche. Sur les chemins de l’exil depuis 1939, parfois depuis plus longtemps, ces familles espagnoles ont connu les aléas de centres d’hébergement répartis sur tout le territoire puis les camps lorsque ces refuges ferment. Ces femmes et ces enfants sont alors transférés à Rivesaltes, surtout lorsque le camp d’Argelès est évacué suite aux inondations de l’automne 1940. Si le camp de Rivesaltes n’est pas le premier pour les réfugiés espagnols, il n’est pas non plus le dernier, puisqu’ils seront pour beaucoup transférés à Gurs en novembre 1942. Certains connaissent ainsi de multiples camps entre 1939 et 1944, transférés sans cesse de l’un à l’autre. Douze témoignages émanant de cinq femmes et de sept hommes, nés entre 1924 et 1939, évoquent cet univers d’enfermement et d’arbitraire. Ils sont présentés, contextualisés et mis en perspective par une historienne spécialiste de l’exil républicain espagnol.

Geneviève Dreyfus-Armand aborde également ce sujet dans le dernier numéro de l’Histoire (décembre 2020) dans un article « 200000 réfugiés sur les plages ».

Nouvelles historiographies de l’Espagne contemporaine

Ce séminaire interuniversitaire est conçu comme un lieu de discussion et d’échange autour des développements les plus récents de l’historiographie sur l’Espagne contemporaine.

La première séance se tiendra le 20 novembre de 16h à 18h 30. Nous aurons le plaisir d’écouter Mari Paz Balibrea, de l’Université London Birbeck, invitée recherche de l’UR Etudes romanes, sur le sujet suivant:  « Recuperar lo que no es nuestro: desafíos historiográficos del exilio republicano ». 

Lien séminaire NHEC: 
https://zoom.us/j/95969262951

L’objectif du séminaire est d’interroger la production historiographique actuelle, ses objets et thématiques ainsi que les méthodologies mises en œuvre, pour discuter les perspectives politiques, culturelles, formelles ou théoriques ainsi ouvertes. Il est porté par quatre équipes hispanistes réunies autour d’une réflexion sur le renouvellement dynamique des écritures du passé dans l’Espagne du 21e siècle : Paris 8 (Mercedes Yusta et Brice Chamouleau), Paris Est Creteil (Karine Bergès), Sorbonne Université (David Marcilhacy) et Université Paris Nanterre (Zoraida Carandell et François Malveille).

Présentation des équipes

Rattaché à l’équipe du CRIMIC (EA 2561, SU) l’axe IBERHIS offre une réflexion sur l’histoire des sociétés et des cultures des mondes ibériques, péninsulaire et américain, à partir d’une perspective pluridisciplinaire. Rattaché à l’équipe IMAGER (Institut des Mondes Anglophone, Germanique et Roman), l’axe MEED travaille les questions liées à l’eurocentrisme, les épistémologies décoloniales, les mobilisations et identités collectives dans l’espace méditerranéen. Rattaché à l’équipe Etudes romanes CRIIA (Centre de Recherches Ibériques et Ibéro-américaines), l’axe LIRE19- 21 étudie la contemporanéité espagnole à la croisée de la littérature, de l’idéologie et de la réception. Au sein du Laboratoire d’Études Romanes (EA4385), enfin, l’axe « Temporalités, circulations, traductions du politique dans les pays de langues romanes (XVIe-XXIe siècles) » construit en particulier une réflexion sur les langages et les représentations du politique et sur les passés multiples dans l’histoire des sociétés et des cultures de l’Espagne contemporaine