[EXPO] Visages d’exil 1939-2019

Une double exposition est proposée par l’Association du 24 août 1944 du 24 au 21 août à la Halle des Blancs Manteaux (Paris 4e).

Chemins de l’exil de Philippe Gaussot, qui a saisi sur le vif la retirada et les camps sur les plages en février 1939, mais auparavant avait aussi photographié le secours aux enfants basques et catalans en 1937.

La sangre no es agua, photos 2019, Pierre Gonnord. A la demande du gouvernement socialiste espagnol le photographe est parti à la recherche de survivants exilés ou de leurs enfants et il rencontra l’Association du 24 août 1944 au 33 rue des Vignoles dans le 20e arrondissement de Paris.

Le vernissage aura lieu à la Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille Du Temple 75004 Paris à 19h le 24 août 2022.

[PUBLICATION] N°13-14 Exils et Migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles

Ça y est ! Le dernier numéro de la revue du CERMI , aux Editions Riveneuve.

A acheter en ligne ICI (paiement par CB sur Hello Asso)

Le dernier numéro de la revue du CERMI, Exils et migrations ibériques au XXe et XXIe siècles, est consacré au théâtre et à la résistance civile des républicains espagnols exilés en France entre 1939 et 1945. Dans ce contexte de contraintes maximales (camps d’internement et de concentration, Occupation allemande en France), le théâtre a pu servir de masque et de vecteur pour les activités clandestines de réfugiés (Rouges espagnols, mais aussi Juifs roumains, Belges, Polonais etc.) qui s’affrontaient au fascisme au niveau européen.  Ce numéro double n°13-14 s’organise autour d’un dossier central qui présente les archives personnelles de deux républicains espagnols réfugiés en France en 1939 : Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo. Ces archives renseignent, en particulier, l’expérience de la troupe itinérante de théâtre animée par ces derniers au sein de la 100ème compagnie de travailleurs étrangers (CTE) de l’automne 1939 à l’été 1940 dans la région Centre puis – au sein du 662e Groupement de travailleurs étrangers (GTE) – de l’été 1940 au 31 janvier 1942 (date de la dissolution de la troupe de théâtre). Les articles de spécialistes (d’histoire, d’histoire du théâtre, d’archivistique, de littérature, d’arts plastiques) réunis dans ce numéro, précisent le cadre historique et l’enjeu politique de l’activité culturelle déployée par Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo entre 1939 et 1945. Ils resituent celle-ci dans le temps long, en la reliant – en amont de la Retirada – au théâtre de la Seconde République durant la Guerre civile et, plus tard, aux engagements artistiques de ces exilés durant les années 1947-1948. En écho à ce dossier central, un article final étudie comment les dramaturges espagnols contemporains évoquent l’expérience des républicains exilés en France puis déportés dans les camps nazis ; il montre comment ces auteurs inventent, aujourd’hui, un « Théâtre de la mémoire » capable de devenir un « acte de résistance contre la déshérence mémorielle » à laquelle s’est trouvée confrontée la génération des petits-enfants de ces exilés et déportés. 

La rubrique « La fabrique des archives » propose, quant à elle, une réflexion sur plusieurs autres fonds d’archives privées liés à l’exil en France des Espagnols et des Portugais.

La rubrique « Du côté des publications » réunit un article de Marie-Christine Volovitch-Tavares sur l’ouvrage de Geneviève Dreyfus-Armand sur les républicains espagnols au camp de Rivesaltes D’un camp à l’autre, leurs enfants témoignent. Janvier 1941 -Novembre 1942, un article d’Édouard Pons sur la récente publication de l’intégralité des poèmes d’Antonio Otero Seco Poemas de ausencia y lejanía, par la maison d’édition Los Libros de la Herida et un compte-rendu par Óscar Freán Hernández de l’ouvrage de Ramón Villares, Exilio republicano y pluralismo nacional. España, 1936-1982.

Ce numéro comporte aussi des reproductions de six magnifiques dessins de Josep Bartolí analysés par Cécile Vilvandre Cañizares. Il est coordonné par Sandrine Saule (archiviste qui a participé au traitement et au catalogage du fonds d’archives de Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo déposées à la Biblioteca Valenciana Nicolas Primitiu ) et Odette Martinez-Maler, en collaboration avec Manuel Aznar-Soler et Cécile Vilvandre Cañizares.

Sommaire du numéro 13-14

Odette Martinez-Maler et Sandrine Saule, Présentation du numéro

Théâtre et résistance dans le centre de la France 1939-1945 : deux trajectoires singulières

Odette Martinez-Maler et Sandrine Saule, Itinéraires de deux républicains espagnols exilés [Prolongements sur le site : Photographies de Robert Parant, l’album dans l’album AJARAC, les programmes de spectacle, Album-photos « exilio en Francia…, Album-photos « de los tres años de guerra » ]

Sandrine Saule, Des chemins de l’exil à la Biblioteca Valenciana Nicolas Primitiu : les archives de Julián Antonio Ramírez et d’Adelita del Campo [Prolongement sur le site : les agendas d’Adelita del Campo]

Sandrine Saule, De la Retirada à Radio- Paris, le parcours d’Adelita del Campo et Julián Antonio Ramírez en quelques dates

Résister au fascisme sur toutes les scènes 

Geneviève Dreyfus-Armand, De la République aux camps français et à la Résistance : intellectuels et artistes espagnols engagés

Tiphaine Catalan, D’une région à l’autre : expériences artistiques et Résistance dans les G.T.E. du Limousin

Sébastien Garcia, Des républicains espagnols entre encadrement répressif et résistance croissante : le Puy-de-Dôme de Julián Antonio Ramírez et d’Adelita Del Campo (1941-1944)

Les engagements artistiques et résistants d’Adelita del Campo et de Julián Antonio Ramírez

Jean-Claude Villegas, D’Adela Carreras à Adelita del Campo : quelques éléments sur le passage d’Adela Carreras au camp d’Argelès-sur-mer 

Mar Bresson-Arregui, De la lumière de la scène aux coulisses de la Résistance civile : le groupe artistique de Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo entre 1940 et 1942

Manuel Aznar Soler, Un article oublié d’Adelita del Campo dans la revue parisienne Espectáculos en 1947

Julían Vadillo Muñoz, Entre reconstruction et hostilité. Le PCE en exil, dans le Centre et le sud de la France

Créer face à l’extrême

Mario Martín Gijón, Le théâtre de la Seconde République durant la guerre civile espagnole : texte et scène au front et à l’arrière

Geneviève Dreyfus-Armand, Créer dans et à la sortie des camps

Cécile Vilvandre-Cañizares, Les dessins de Josep Bartolí : une mise en scène poignante de la guerre et de la réalité des camps [Prolongement sur le site : dessins de Bartolí ]

Antonia Amo Sánchez, Résistances théâtrales : mémoire républicaine espagnole et camps de concentration

Chronologie générale

La fabrique des archives

Sandrine Saule, L’extension du domaine des archives

Marie-Christine Volovitch-Tavares, L’association « Memoria Viva-Mémoire Vive » et sa collecte d’archives privées et associatives de l’immigration portugaise, avec l’exemple d’une archive sur les groupes de théâtre des exilés et immigrés (années 1960-1970)

Mario Martins, Conférence : présences du Théâtre portugais en France (archive)

Sandrine Saule, Une pièce de théâtre à Mauthausen ? Entretien avec Llibert Tarragó [Prolongement sur le site : une pièce de théâtre à Mauthausen]

Llibert Tarragó, Enchevêtrement et enlacement, parfois encombrement…

Violaine Challéat-Fonck, Patrick Gaboriau, Marta López Izquierdo, Allison Taillot, Mercedes Yusta, Regards croisés sur l’archive : autour du projet CAREXIL-FR 

Du côté des publications

Edouard Pons, « Il était l’Espagne » Poemas de ausencia y lejanía, d’Antonio Otero Seco [Prolongement sur le site : portraits d’Antonio Otero Seco]

Marie-Christine Volovitch Tavares, Présentation de l’ouvrage de Geneviève Dreyfus-Armand, D’un camp à l’autre, leurs enfants témoignent. Janvier 1941- Novembre 1942

Óscar Freán Hernández, Compte-rendu de l’ouvrage de Ramón Villares, Exilio republicano y pluralismo nacional. España, 1936-1982

Le CERMI défend l’épreuve de spécialité LLCER espagnol

Position du CERMI concernant la note officielle adressée aux concepteurs de sujets de l’épreuve de spécialité d’ espagnol au baccalauréat  2023, transmise à l’Inspection générale

Le CERMI a appris avec stupeur la note officielle adressée aux concepteurs de sujets de l’épreuve écrite de LLCER espagnol 2023, transmise le 9 juin 2022 par l’IA-IPR d’espagnol de l’Académie de Paris. Cette note demande en raison de leur caractère « polémique » d’exclure  « Les textes faisant référence à la Guerre Civile espagnole, à la dictature franquiste ou aux dictatures latino-américaines afin de proposer une réflexion ouverte sur des objets d’études plus divers et sur des enjeux plus contemporains ». Cette censure est assortie d’un avertissement aux réfractaires :  « votre corpus ne sera pas choisi pour être travaillé car aucun recteur ou rectrice ne prendra le risque de le signer ». 

Le CERMI condamne cette ingérence intolérable de la tutelle dans la liberté d’enseignement, véritable rempart contre les totalitarismes.

En tant qu’association regroupant des témoins et des chercheurs, le CERMI demande le retrait de cette note officielle et appelle l’ensemble des acteurs du monde académique et de la société civile à élever une protestation contre un tel « cadrage ».

Courrier de l’Inspection générale à la Présidente du CERMI

Note de cadrage des sujets LLCER Espagnol, reçue le 20 juin 2022

PUBLICATION Caminos de resistencia

El relato de guerrilla de Francisco Martínez López El Quico que se recoje (con algunas modificaciones) en el libro Caminos de resistencia, fue publicado por primera vez en diciembre de 2000, con el título Guérillero contre Franco. La guérilla antifranquiste du Léon (1936-1951), traducido al francés por Odette Martinez-Maler y Henri Maler, en la editorial francesa Syllepse.
En 2002, ese primer relato de guerrilla pudo publicarse, en castellano, en una editorial vinculada al Instituto Leonés de Cultura y la Diputación de León gracias a la ayuda de Mercedes Yusta Rodrigo y del escritor José María Merino, co-responsable de la colección « Breviarios de la Calle del Pez » de esa editorial. En esta edición del 2002, tres prólogos (que encontrarán a continuación) acompañaban el relato personal de Francisco Martínez López El Quico: el texto del cineasta Montxo Armendáriz, el del filósofo Henri Maler y el de Odette Martinez-Maler.
En 2006, declarado año de la memoria, el respaldo institucional del gobierno de la Xunta de Galicia y el compromiso amistoso de Enrique Acuña favoreció la traducción en lengua gallega y la publicación de este mismo testimonio sobre la guerrilla por la editorial « A Nosa Terra » con el título Guerrilleiro contra Franco. Y en 2011, gracias a una ayuda del Ministerio de la Presidencia del Gobierno de España concedida a la asociación Archivo Guerra y Exilio-País Valenciano, fue retomado, en la editorial Latorre Literaria, bajo el título Guerrillero contra Franco. Guerrillero contra el olvido, ese primer relato sobre la guerrilla con un prólogo de Dolores Cabra (secretaria general de la asociación Archivo Guerra y Exilio-AGE) añadiéndole, este vez, una segunda parte sobre la trayectoria de militancia política y asociativa de Francisco Martínez López en el exilio de 1951 hasta 1977. Y sobre su trabajo asociativo, en España, desde 1977 hasta 2011-para la construcción de una memoria democrática.
Esta segunda parte de la edición de 2011 ha sido totalmente modificada en el libro Caminos de resistencia publicado en mayo de 2022, en la editorial El Boletín. https://edicioneselboletin.com//


Los recuerdos de uno de los últimos guerrilleros contra el régimen de Franco
Del prólogo de Odette Martinez-Maler:
« … este libro documenta entonces, desde abajo y desde dentro, a partir de una memoria sensible y personal, una experiencia de resistencia muy particular que no visibilizan por supuesto los archivos de los tribunales militares de la dictadura, o los de la Guardia Civil pero tampoco los archivos de los informes enviados entre 1947 y 1950 desde España al comité central del PCE, un partido que, a través de su ejército guerrillero, intentó controlar y « enderezar », según sus normas, a ese grupo de guerrilleros autóctonos y recalcitrantes de la segunda agrupación de Galicia-León. »
« …en la memoria de mi padre siguen presentes los recuerdos de muchos compañeros y muchas compañeras que compartieron su combate: el relato que él publica aquí es un intento de darles cara y voz y de arrancarlos al olvido.. »
« mi padre cuenta en este libro cómo intentó, durante largos años, dilucidar la cara negra y dolorosa de su historia de guerrilla, para comprender por qué algunos de sus compañeros cayeron en la guerrilla bajo otras balas que las de los franquistas. Narra cómo cuestionó y tropezó, sin cesar, contra el silencio de su propio partido; cómo aguardó, insistió, esperando conciliar su identidad política y su ética de resistente, asociar la fidelidad a su partido y su deber de exigir, para esos compañeros,verdad y reparación simbólica. »

Présentation de livres

Présentation de livres en français organisée par l’association d’ex-prisonniers politiques chiliens-France.

Vendredi 13 mai à 19h à la Maison de l’Amérique Latine (117, bd Saint Germain, 75007 Paris)

Réservation recommandée à cette adresse mail : aexppchfr@gmail.com

  • Loreto Urraca Luque, Entre hienas (Parmi Les hyènes), Madrid, Funambulista, 2018
  • Analía Kalinec, « Llevaré su nombre » (Je porterai son nom), Buenos Aires, Marea, 2021

Modératrice : Veronica Estay, membre du CA
Des livres seront en vente (version espagnole)

https://www.mal217.org/fr/agenda/parmi-les-hyenes-je-porterai-son-nom

SEMINAIRE Memoria democrática audiovisual. Extraterritorialidad & Resistencia

Manuel Palacio, Carmen Ciller, Ana Mejón et Rubén Romero de l’Institut Universitaire du Cinéma Espagnol de l’Université Carlos III de Madrid (IUCE-UC3M) et l’écrivain Kiko Herrero organisent à Paris (Institut Cervantes, 7 rue Quentin Bauchard, 75008 Paris) deux jours sur la « mémoire démocratique audivisuelle. Extra-territorialité et résistance » les jeudi 5 et vendredi 6 mai prochains.

Ce séminaire international est une invitation à réfléchir, sous l’angle du cinéma et de l’audiovisuel, aux manifestations de la répression politique et de genre dans la dictature franquiste, ainsi que celles du déracinement de l’exil espagnol.

A suivre en direct sur Youtube : https://youtube.com/c/sdicUC3M 

PROGRAMME DÉTAILLÉ

Jeudi 5 mai 2022

10:00 – Présentation de la journée par Domingo García Cañedo (Directeur de l’Institut Cervantes de París) et Manuel Palacio (professeur de l’Université Carlos III)

10:30 – Conférence « L’image de Franco à l’écran » par Nancy Berthier (directrice de la Casa de Velàzquez de Madrid

11:30 – Pause

12:00 – Conférence et projection : Paseo por una guerra antigua – Remix”  

Quatre court-métrages de Nuria Giménez Lorang, Fernando Franco, Carolina Astudillo et Elías León Siminiani a partir des seules images sauvées d’un court-métrage disparu de Juan Antonio Bardem et Luis Garcia Berlanga.

Josetxo Cerdán (Directeur de la Filmoteca Española)

13:00 – Repas

14:30 – Colloque « En parlant de Maquis »

Alicia Giménez Bartllet (écrivaine et philologue espagnole. Elle a eu, entre autres, le prix Nadal en 2011 avec Donde nadie te encuentre, roman sur La Pastora, une légendaire guérillera hermaphrodite, en en 2014 elle a obtenu le prix Planeta).

Alfons Cervera (écrivain espagnol en langues castillane et valencienne qui a élaboré une forme de récit centré sur la récupération de la mémoire de la guerre civile espagnole)

Domingo García Cañedo (Directeur de l’Institut Cervantes de París) et Manuel Palacio (profess

15:30 – Projection et colloque : «Maquis», 2020, 107’

Homenaje a las mujeres de la posguerra ambientado en la rebelión de los montes por parte de los maquis en los años posteriores a la Guerra Civil. Mientras en el monte sigue la guerrilla, en el llano las mujeres sufren la represión. En cada casa hay un conflicto del que nadie quiere hablar; algunas prefieren olvidar y otras, seguir luchando. 

Rubén Buren (réalisateur), Fátima Plazas (actrice), Rubén Romero (université Carlos III de Madrid) et Ana Mejón (université Carlos III de Madrid).

Vendredi 6 mai 2022

10:00 – Présentation de la journée par Carmen Ciller (université Carlos III de Madrid) et Kiko Herrero (écrivain et commissaire d’expositions)

10:30 – Projection et colloque : «Santa Liberdade», 2004, 88’

El 22 de enero de 1961, un grupo de antifascistas portugueses y gallegos, pertenecientes al Directorio Revolucionario Ibérico de Liberación (DRIL), con el objetivo de denunciar las dictaduras de Franco y Salazar, toma por asalto el trasatlántico de pabellón portugués Santa María -rebautizado Santa Liberdade- que con más de mil pasajeros, en su mayoría gallegos, se dirige del muelle de La Guaira, Venezuela, al puerto de Vigo. 

Margarita Ledo (réalisatrice, écrivaine et professeure de l’Université de Saint-Jacques de Compostelle) et Marianne Bloch Robin (Sorbonne Université, membre du CRIMIC (Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Mondes Ibériques Contemporains)).

11:30 – Pause

12:00 – Colloque «Espagnolas en París»

Laura del Sol (présidente de l’association et actrice) et Carmen Ciller (université Carlos III de Madrid)

13:00 – Clôture par Juan Romo (recteur de l’Université Carlos III de Madrid) et Roberto Varela (conseiller des affaires culturelles de l’Ambassade d’Espagne en France).

CONFERENCE Albert Camus et l’Espagne

L’association 24 août 1944 vous invite à l’occasion de l’anniversaire de la Seconde République espagnole à une conférence / débat : Albert Camus et l’Espagne,  le 14 avril 2022, Auditorium de l’Hôtel de Ville, Paris.

Une conférence-débat avec :

 María Lopo (depuis A Coruña ) : María Casares ,une actrice engagée, dévouée à la cause de son peuple 

  Aimé Marcellan : Albert Camus et l’Espagne.

En avril 1951, salle Saulnier à Paris, Albert Camus commémore l’anniversaire de la République espagnole. Il rend hommage aux Espagnols tombés au champ d’honneur de la dignité ; à ceux qui se sont battus pour leur idéal de liberté de 1936 à 1945.

« Qui osera me dire que je suis libre quand les plus fiers de mes amis sont encore dans les prisons d’Espagne ? »

Arrivé en France métropolitaine en mars 1940, au déclenchement de la guerre, il rejoint très vite le comité fondateur du journal clandestin Combat pour résister au nazisme, à la libération il en devient le rédacteur en chef, jusqu’en 1947.

Prix Nobel de littérature en 1957, il prononce un discours d’investiture qui ne laisse aucune ambiguïté sur les choix de son engagement auprès des plus opprimés.

Il rejette tous les régimes dictatoriaux, les terrorismes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Il combat l’emprisonnement, la torture, la peine de mort, la persécution, d’où qu’elle vienne. Pour lui la Liberté est indivisible et non négociable. 

 Maria Casares. fille de Santiago Casares Quiroga, président du conseil des ministres de la république du « Frente Popular » du13 mai au 19 juillet 1936, il s’exile avec sa famille après le coup d’état militaire. Maria embrasse une brillante carrière théâtrale et cinématographique sans jamais oublier ses origines tant géographiques que politiques. Bientôt, aux côtés d’Albert Camus, elle ravive d’une force intellectuelle et artistique l’Espagne en exil qui lutte toujours contre le franquisme. Mais d’où vient-elle ? Quelles sont les raisons de ses engagements. Au travers de la présentation de Maria Lopo nous entrerons dans  la première partie de sa vie méconnue en France, mais qui explique bien de choses.

(Source : association 24 août 1944)

À l’auditorium de l’Hôtel de ville

 5 rue de Lobau

75004Paris

 De 18h00 à 20h30 (arrivée à 17h30) entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

Inscription préalable nécessaire au :

06 51 72 86 18 ou 06 86 84 16 84

Ou : info@24-aout-1944.org