Robert Parant, photographe des artistes espagnols

De la plongée dans les archives de Julián Antonio Ramirez et Adelita del Campo, conservée à la Biblioteca Valenciana (fonds AJARAC) a surgi la figure du photographe Robert Parant, actif à Montluçon à partir de 1945. Il y fait notamment son premier reportage photographique sur les funérailles de Marx Dormoy, assassiné par l’extrême-droite en 1941. Julián et Adelita l’ont manifestement rencontré en 1943 à Combronde (Puy-de-Dôme) où il aurait été, d’après l’autobiographie de Julián, un proche de Madame Dumas qui gérait le centre d’accueil des enfants espagnols de la petite municipalité du Massif Central.

Robert Parant a fait une série de photographies d’Adelita dans ses différents costumes de scène, ainsi que quelques photos de Julián en M. Loyal et des parents d’Adelita Francisco Carreras et Ina Taurà, dans leurs personnages de théâtre, Pakini et Ina.

Ces photographies grands formats et colorisés sont rassemblés dans un des albums du fonds AJARAC, un book avec ces photographies, des programmes et des articles de presse.

EXPOS sur l’exil républicain espagnol

L’Association 24 août 1944 et Les Territoires de la Mémoire (Liège) vous proposent
deux expositions photographiques sur l’exil républicain espagnol

https://exiles.territoires-memoire.be/

https://www.24-aout-1944.org/EXILES-des-resistants-de-la

EXILÉS, des résistants de la Retirada à aujourd’hui

Chemins de l’exil. Philippe Gaussot.

L’exode de 500.000 Espagnols passant les Pyrénées en Février 1939, plus connu aujourd’hui sous le nom de «Retirada », a été très documenté principalement par des photographes tels que Robert Capa ou Agusti Centelles ainsi que par de nombreux autres restés anonymes.

Le témoignage photographique de Philippe Gaussot, resté inédit jusqu’en 2019, porte un regard non seulement sur ce passage de la frontière mais aussi sur les conditions dramatiques de « l’accueil », quelque peu effacé, à même le sable des plages du Roussillon. Enfin ses pas, d’humanitaire, dirait-on aujourd’hui, l’ont mené à recueillir les regards et les visages des enfants basques et catalans accueillis, en l’occurrence par l’action du Comité National Catholique.

La sangre no es agua. Le sang n’est pas de l’eau. 

de Pierre Gonnord.

Le reportage photographique de Pierre Gonnord a été effectué en 2019. Pierre Gonnord s’est intéressé à ce qu’étaient devenus ces défenseurs de la Liberté, pour celles et ceux encore en vie mais aussi à leurs enfants.

Comment chez ces exilés, l’histoire familiale a charrié leur mémoire mêlée à la grande Histoire, qu’ont-ils fait de leurs expériences et quelle a été leur transmission ? Pierre Gonnord apporte une réponse.

Parce qu’il existe cette unité de temps, mais pas seulement, l’association 24 Aout 1944, une des porteuses de la mémoire des Républicains espagnols a voulu rassembler ces deux expositions. Celle de Philippe Gaussot nous ramène plus de 80 ans en arrière, celle de Pierre Gonnord nous laisse les traces, aujourd’hui, des derniers survivants et de celles et ceux qui ne sont plus.

Cette exposition sera accessible du 5 mars au 22 mai, avec plusieurs propositions d’animation (expositions, projections, débats, visites accompagnées…) consultez le programme sur : EXILES.TERRITOIRES-MEMOIRE.BE

– Une histoire encore si peu connue en Belgique et qui, pourtant, est très proche de nous.

– Ces expositions amènent le spectateur à réfléchir sur les exils aujourd’hui.  

– Visite animée sur la guerre d’Espagne adaptée à chaque public à partir de 15 ans à la demande

POUR ALLER PLUS LOIN 

– Rencontre – animation avec l’association « 24 août 1944 » possible, sur réservation, aux dates suivantes, heures à déterminer:  

– 31 mars, 01 avril, 02 avril 2022 

– 20, 21, 22, 23 avril 2022 

– Des activités seront organisées autour de ces deux expositions.

Pour en savoir plus, prenez-contact avec le service projets des Territoires de la Mémoire:

projets@territoires-memoire.be – 032 4 232 70 02.  

RÉSERVATIONS : 

reservation@citemiroir.be  

032 4 230 70 50 

DU 5 MARS AU 22 MAI