Mémoire du premier franquisme : historiographie et écriture visuelle

Une journée d’étude organisée par David Marcilhacy et Marianne Bloch-Robin, CRIMIC / Sorbonne Université le vendredi 6 décembre 2019 à l’Institut d’Études hispaniques (Salle Delpy) portera sur le thème « Mémoire du premier franquisme : historiographie et écriture visuelle ».

Cette journée s’inscrit dans le cadre de la question « Mémoire du franquisme. Vie quotidienne, répression et résistance dans l’après-guerre civile » inscrite au programme du concours externe de l’agrégation d’espagnol de la session 2020. Les spécialistes français et espagnols des différents aspects de cette question s’intéresseront à la répression, à la vie quotidienne et aux formes de résistance dans l’après-Guerre Civile en Espagne (1939-1952) et s’interrogeront également sur la façon dont la mémoire de cette période s’est traduite dans le débat public ainsi que dans les cómics et romans graphiques, depuis la transition espagnole jusqu’à la seconde décennie du XXIe siècle.

Accès libre dans la limite des places disponibles. Pour des raisons de sécurité, merci de vous inscrire avant le 2 décembre 2019 à l’adresse suivante : marianne.bloch-robin@sorbonne-universite.fr

Programme

9h15 : Ouverture de la journée d’étude : Miguel Rodriguez, directeur du CRIMIC, Marianne Bloch-Robin et David Marcilhacy, organisateurs

10h : Modératrice : Eva Touboul-Tardieu, Université Paris Nanterre

Mercedes Yusta Rodrigo (Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis) : « Répression et résistances pendant l’après-guerre en Espagne (1939-1952) »

Juan Carlos García Funes (Universidad Pública de Navarra/ Sorbonne Université): « Batallones de trabajo forzado del sistema concentracionario franquista (1937-1945) »

11h15 : Modérateur : David Marcilhacy, Sorbonne Université

Francisco Sevillano Calero (Universidad de Alicante): « Relatos y narrativas sobre los “vencidos” en el medio digital: la construcción de una historia desde abajo »

Stéphane Michonneau (Université de Lille) : « Mémoires d’après-guerre en Espagne : du silence au tout-mémoire »

12h15 : Discussion

14h : Modératrice : Laurie-Anne Laget, Sorbonne Université

Robert Coale (Université de Rouen) : « Los españoles en la División Leclerc: Imagen, memoria y mito »

Isabelle Delorme (Institut d’Études Politiques de Paris) : « Faire mémoire en bande dessinée : les récits mémoriels historiques »

Viviane Alary (Université de Clermont-Ferrand) : « De l’utilité de la bande dessinée comme art de la mémoire pour raconter le quotidien répressif sous le franquisme »

15h45 : Modératrice : Marianne Bloch-Robin, Sorbonne Université

Ángela Cenarro Laguna et Elena Masarah (Universidad de Zaragoza): « Historia y memoria de la posguerra: Paracuellos y el recuerdo del Auxilio Social »

Eduardo Hernández Cano (Sorbonne Université) « Fusilado por ambos bandos. La obra de Felipe Hernández Cava entre memoria y política »

16h45-17h15 : Discussion

17h30 : Conférence de clôture

Antonio Altarriba (Universidad del País Vasco) « Memoria e imagen. Recuerdo y recreación en las viñetas sobre guerra civil y franquismo »

Répression, exodes, exils d’hier et d’aujourd’hui

Rencontres franco-espagnoles organisées par « Voix de l’extrême Poésie et culture » et « Voces del extremo » à Montpellier et Sète du 5 au 7 décembre prochain avec un beau programme de conférences, de récitals et d’expositions sur les camps en France et le camp de la Magdalena à Santander (Cantabrie). Geneviève Dreyfus-Armand, fondatrice et présidente d’honneur du CERMI et Anita Gonzalez-Raymond, membre du CERMI y contribueront.

Mémoire et histoire en Amérique latine et en Espagne

Mercedes Yusta, membre du CERMI, participe au séminaire qui débute ce 13 décembre sur la mémoire et l’histoire en Amérique latine et en Espagne, du contemporain au temps présent à l’EHESS bd Raspail à Paris, tous les 2e mercredi du mois de 17h à 19h.

L’utopie en exil, quand l’art devient histoire

Proposée par l’association 24 Août 1944 et représentée par 34 artistes, cette exposition retrace en cinq périodes l’expérience populaire hors norme, de 1931 à 1939, de la Deuxième république, la guerre civile et l’exil de 500.000 Espagnols du camp républicain. Cette expérience sociale jamais égalée et cet exode appelé La retirada marquent définitivement enfants et petits-enfants de cette génération.

Avec les artistes : Antonio Altarriba, Antonio Ros Blasco, Bruno Loth, Carlos Gimenez, Carmen Martinez, Carmen Pages, Castelao, Catherine Continente, Catherine Gil-Franco, Chari Goyeneche, Elsa Osaba, Eugenio Prieto Gabriel, Francisco Giné, Joan Jordà, José Olivares Cuadrado, José Torres, Juan Chica-Ventura,Julio Ribera, Kim, Leonor Fabra, Macarena Polo, Madeleine Lamberet, Manolo Alcorlo, Marina Aguayo (Ángel Corvera), Miguel Garcia Vivancos, Norma Pedroche, Olivier Pinalie, Paco Roca, Philippe Gibbon, Rosine Arroyo, Rufino de Mingo, Sim, Vicente Gil-Franco, Victor Simal.

  • Où ? A l’institut Cervantes. 7, rue Quentin Bauchard – 75008 Paris
  • Quand ? Vernissage le mardi 5 novembre de 18h à 21h, exposition visible jusqu’au 19 novembre 2019. Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 19h – samedi de 10h à 14h .
  • Qui ? Association du 24 août 1944, Institut Cervantes et  le Département de mémoire historique du gouvernement espagnol

24 Août 1944, association pour les mémoires partagées  Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme. 

Conserver vivants dans nos cœurs les exilés espagnols en Amérique et dans le Maryland (1939-1989-2019)

Zoraida Carandell, membre du CERMI, interviendra prochainement dans un colloque consacré aux exilés espagnols en Amérique et en particulier dans le Mariland. Le colloque se tiendra les 23 et 24 octobre à l’université du Maryland, au collège Park.

Il sera en particulier rendu hommage à deux universitaires américains d’origine espagnole décédés cette année, Graciela Palau de Nemes et Gonzalo Sobejano.

Mujeres en el exilio republicano de 1939

Rose Duroux et Mercedes Yusta, deux universitaires membres du CERMI, interviendront au colloque organisé les 16, 17 et 18 octobre prochain à Madrid par l’AEMIC, le Circulo de Bellas Artes de Madrid, l’EUROM, Europe for citizen programme et la fundacion UNED.

Retrouvez ici le programme détaillé de ces trois jours de colloque :

Au-delà de Guernica : art, mémoire et exil

La conférence-débat est organisée le 22 octobre 2019 à 19h au musée du Romantisme de Madrid.

Les politiques de mémoire ont surtout été abordées du point de vue historique, politique et social, mais plus rarement sous un angle culturel. Au-delà des symboles comme Guernica, de nombreuses collections artistiques en sont pas revenues en Espagne et en sont pas considérées comme un patrimoine mémoriel.

Il semble donc opportun de repenser le concept de mémoire et de promouvoir la connaissance du patrimoine artistique de l’exil : c’est le sujet de la conférence organisée par la fondation Felipe Gonzalez avec la participation de Ramón Jáuregui, de notre amie du CERMI Inmaculada Real et María González.

Le nombre de places est limitée, réservation à eventos@fundacionfelipegonzalez.org.

Las políticas de memoria han sido abordadas desde el ámbito histórico, político y social, pero menos desde el cultural. Más allá de casos simbólicos como el Guernica, existen otras muchas colecciones atísticas que no han retornado y que no son consideradas como patrimonio memorístico. Por eso, consideramos que es conveniente repensar el concepto de memoria y fomentar el conocimiento del patrimonio artístico del exilio.

Para ello, hemos elaborado una nueva Palanca para la revolución de las pequeñas cosas, que puede iniciar una serie de cambios necesarios en la gestión de nuestros legados, porque el deber de memoria se expresa a través de vectores cada vez más complejos y variados.
Nos gustaría que nos acompañaras a conocerla y debatirla con nosotros. 

Fecha: 22 de octubre, martes.
Hora:   19 horas.
Lugar:  Museo del Romanticismo (Madrid). Entrada por C/ Beneficencia, 14 (mapa).
Ponentes:   Ramón Jáuregui, exministro de Presidencia. Inmaculada Real,  investigadora postdoctoral.María González, patrona de la Fundación Felipe González.   El aforo es limitado. Por favor, confirma tu asistencia en eventos@fundacionfelipegonzalez.org.

Un nouveau livre de Geneviève Dreyfus-Armand sur Septfonds

Geneviève Dreyfus-Armand, fondatrice et présidente d’honneur du CERMI, a publié en mai dernier Septfonds 1939-1944. Dans l’archipel des camps français aux éditions Le Revenant Editeur.

En mars 1939, un camp a été ouvert à Septfonds, en Quercy, afin de rassembler ceux que l’on appelait alors des « étrangers indésirables » : des réfugiés ayant dû fuir leur pays pour sauver leur vie ou leur liberté. Créé à la hâte pour désengorger les camps du Roussillon, celui de Septfonds a rassemblé d’abord des républicains espagnols vaincus par les franquistes aidés par les nazis et les fascistes. Sans limite de durée, en application du décret du 12 novembre 1938, l’internement frappait ainsi des milliers d’hommes non pour ce qu’ils avaient fait, mais pour ce qu’ils étaient. Plus de seize mille Espagnols ont été parqués dans ce camp puis enrôlés dans l’économie de guerre et les combats du printemps 1940 avant d’être, pour certains, déportés à Mauthausen.
Emblématique des modes de coercition mis en place dès la IIIe République et considérablement aggravés sous le régime de Vichy, le camp de Septfonds a rempli diverses fonctions.
En 1940, il fut destiné à l’entraînement et à la démobilisation de militaires alliés – tels des Polonais – et de volontaires engagés dans les régiments de marche de la Légion étrangère, dont de nombreux Juifs ayant fui leurs pays sous domination nazie.
Devenu dès 1941 instance de triage pour étrangers « en surnombre dans l’économie nationale » et cantonnement de divers groupes de travailleurs étrangers, le camp fut aussi, en 1942, le point de départ vers Auschwitz de près de trois cents Juifs, de familles entières raflées en Tarn-et-Garonne et dans le Lot.
Pour la première fois sont reconstitués les itinéraires de ces réprouvés, les mutations successives de ce lieu de contrainte et de non-droit dont ont notamment témoigné le psychiatre François Tosquelles, l’écrivain Arthur Koestler, le photographe Isaac Kitrosser et plusieurs peintres espagnols. Car, malgré l’extrême précarité, l’omniprésence de la maladie et de la mort, une riche vie culturelle a pu éclore entre ces barbelés.