Expo : 1940, l’exil pour la vie

À l’occasion du 80e anniversaire de ces événements, les Archives départementales de la Gironde ont accueilli l’exposition 1940. L’exil pour la vie, conçue par le Comité Aristides de Sousa Mendes. Cette exposition évoque l’action du consul du Portugal à Bordeaux, Aristides de Sousa Mendes, qui joua un rôle majeur dans le départ de milliers de réfugiés lancés sur les chemins de l’exode, en signant en son nom des visas, désobéissant ainsi aux ordres de son gouvernement. Le commissariat scientifique de cette exposition d’archives, de documents iconographiques et audiovisuels français et portugais a été assuré par sous le commissariat scientifique de Marie-Christine Volovitch-Tavarès, membre active du CERMI et coordinatrice du dernier numéro de la revue Exils et Migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles, en coopération avec Claudia Ninhos et Victor Pereira.

Inaugurée à la veille du reconfinement, l’exposition a dû fermer ses portes quinze jours après son ouverture. Pour faire vivre malgré tout cette belle exposition, le département de la Gironde a filmé une visite commentée par Victor Pereira, docteur en histoire contemporaine, maître de conférence à l’université de Pau et des pays de l’Adour et un des commissaires de cette exposition.

Découpée en 13 parties, ces vidéos sont disponibles sur Youtube :

Épisode 0 : introduction
Épisode 1 : préparer la guerre
Épisode 2 : l’exode
Épisode 3 : Bordeaux capitale
Épisode 4 : les réfugiés face aux murs de papiers
Épisode 5 : désobéissance à Bordeaux
Épisode 6 : désobéissance au Pays Basque
Épisode 7 : un refuge éphémère
Épisode 8 : arriver au Portugal
Épisode 9 – entre les griffes des nazis et de Vichy
Épisode 10 – Aristides de Sousa Mendes
Épisode 11 : procès et sanctions
Épisode 12 – réhabilitation

Séminaire NHEC : Lo emocional es político. Nuevos enfoques en historia contemporánea

La prochaine séance du séminaire conjoint sur les Nouvelles Historiographies de l’Espagne Contemporaine (Paris 8, UPEC, Sorbonne Université, Paris  Nanterre, )  se tiendra le vendredi 2 avril de 14h à 16h avec  l’intervention de Mercedes Arbaiza (Universidad del País Vasco/ Euskal Herriko Unibertsitatea, Grupo de Investigación Consolidado « Experiencia Moderna ») :
 » Lo emocional es político. Nuevos enfoques en historia contemporánea« 
Pour participer à la réunion Zoom
https://zoom.us/j/94012057118?pwd=REZjcE5YYmtrRHBVZWlnTHBKRFoxdz09

Ce séminaire interuniversitaire est conçu comme un lieu de discussion et d’échange autour des développements les plus récents de l’historiographie sur l’Espagne contemporaine. L’objectif du séminaire est d’interroger la production historiographique actuelle, ses objets et thématiques ainsi que les méthodologies mises en œuvre, pour discuter les perspectives politiques, culturelles, formelles ou théoriques ainsi ouvertes. Il est porté par quatre équipes hispanistes réunies autour d’une réflexion sur le renouvellement dynamique des écritures du passé dans l’Espagne du 21e siècle : Paris 8 (Mercedes Yusta et Brice Chamouleau), Paris Est Creteil (Karine Bergès), Sorbonne Université (David Marcilhacy) et Université Paris Nanterre (Zoraida Carandell et François Malveille).

Journée d’études : Les modalités d’organisation des Espagnols en France (1920-1990)

Une journée d’études « jeunes chercheurs » est organisée le vendredi 9 avril 2021 par le laboratoire Identités Cultures Territoires (ICT), sous la direction scientifique de Natacha Lillo.

Accueil

Le programme :

  • 9h  « Les dilemmes des migrants espagnols face à la crise des années 1930 et à la guerre civile », Natacha Lillo modératrice (UP ICT)
  • 9h30 « L’utilisation de la loi de 1927 sur la naturalisation par les Espagnols », Jinyoung Kim ((UP ICT)
  • 10h15 « Immigré(e)s espagnol(e)s et double nationaux parmi les volontaires internationaux venus de France, un groupe majoritaire invisibilisé et ambivalent », Edouard Sill (Paris 1 CHS)
  • 11h « La Phalange et les commerçants espagnols des Halles », Arnaud Carbonne (UP ICT)
  • Discussion/ pause repas
  • 13h15 « Traverser les frontières, contourner les États. Les chemins de l’émigration espagnole vers la France (1956-1973) », María José Fernández Vicente modératrice (UBO – HCTI)
  • 13h45  « Apôtres et ouvriers : les jeunes travailleurs espagnols au sein de la JOC française (1959-1968) », Aubin Gonzalez (Université Bordeaux Montaigne – CEMMC)
  • 14h30 « Morceaux d’Espagne en France. Invention communautaire, luttes pour la reconnaissance et intégration multiscalaire : le cas de l’APFEEF (1972-1990) », Guillaume Desbarres (ENS Paris)  
  • 15h15  « La politisation des migrants des Trente Glorieuses. Étendue et limites de l’action du syndicalisme français et de l’exil antifranquiste », Marc Pujals i LLadó  (Paris I) 
  • 16h « La última oleada de emigración española », Ana Fernández Asperilla (Universidad Complutense – Fundación Primero de Mayo)
  • Discussion

Comité d’organisation : Arnaud Carbonne, Jinyoung Kim

Lien de connexion sur Zoom :

https://u-paris.zoom.us/j/85912947046?pwd=OWM5WEY0Nk5lMm15b2I3emlEU24xQT09

Publication : La memoria de la represión franquista en el cómic

Óscar Freán Hernández co-dirige avec Philippe Merlo-Morat ce livre collectif sur la mémoire de la répression franquiste dans la BD qui vient de paraître aux éditions GRIMH (collection Villa Hispanica).

Les textes rassemblés dans ce livre analysent la mémoire des victimes du franquisme à travers leur représentation dans la BD. Les œuvres analysées sont Paracuellos de Carlos Giménez, El artefacto perverso de Felipe Hernández Cava et Federico del Barrio, Cuerda de presas de Jorge García et Fidel Martínez, Los surcos del azar de Paco Roca.

Óscar Freán Hernández , Professeur des Universités en Histoire Contemporaine de l’Espagne et directeur du Département d’Études des Mondes Hispanophone et Lusophone de l’université Lyon 2, vient de rejoindre le comité de rédaction de la revue du CERMI Exils et migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles. Il est également membre fondateur du comité de rédaction des Cahiers de Civilisation Espagnole Contemporaine.

CR de lecture : livre de Geneviève Dreyfus-Armand sur Septfonds

Marie-Christine Volovitch-Tavarès, co-coordonnatrice du dernier numéro d‘Exils et migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles, a publié un compte-rendu de lecture de l’ouvrage de Geneviève Dreyfus-Armand, Septfonds 1939-1944. Dans l’archipel des camps français, dans la revue électronique du centre d’histoire de Sciences Po :

https://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=42&rub=comptes-rendus&item=773

Nous avions annoncé la publication de ce livre en septembre 2019 :

Publication Famille et migrations/ e-migrinter

Le dernier numéro de la revue e-migrinter propose un dossier intitulé Famille et migrations, qui aborde la question des migrations, en considérant la famille comme axe central d’analyse à partir de différentes disciplines et aires géographiques, toutes en lien avec l’Espagne. La période considérée, du franquisme au boom économique du XXIe siècle, permet de traiter le phénomène migratoire sur un temps long, mettant en lumière les continuités et les discontinuités du phénomène.

Emma Rubio-Milet (membre du bureau du CERMI), publie un article « Pertes, acquisition, transformations » où elle étudie ce que la migration fait à la famille, à travers l’exemple d’une famille espagnole originaire de Galice immigrée en France.

https://doi.org/10.4000/e-migrinter.2498

Monuments aux émigrants de Vigo

E-migrinter est une revue scientifique électronique élaborée par les membres du laboratoire Migrinter, destinée aux enseignants, chercheurs, étudiants ainsi qu’à tout public s’intéressant aux migrations internationales. Depuis 2008, la revue, semestrielle, publie des dossiers thématiques s’intéressant aux questions de mobilité dans le monde. Véritable « mémoire vivante » de la vie scientifique du laboratoire, son objectif est également d’informer sur la dynamique des recherches en cours, à travers des articles et des notes reprenant séminaires, soutenances de thèse et parution d’ouvrages récents.

Antonia Amo Sánchez sur le théâtre concentrationnaire

https://canal.uned.es/video/5b2ca0a5b1111f742a8b4567

Intervention d’Antonia Amo Sánchez lors du XXVIIe Seminario Internacional del Centro de Investigación de Semiótica Literaria, Teatral y Nuevas Tecnologías en 2018 sur le théâtre concentrationnaire, selon une expression consacrée par Bernard Sicot.

Antonia Amo Sánchez est enseignante à l’université d’Avignon et elle participe au comité de rédaction de la revue Exils et migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles. Elle publiera un article dans le prochain numéro de le revue, attendu pour l’hiver 2021-2022. .

Publication : quelle(s) mémoire(s) pour les exilés républicains espagnols en France ? Entre l’intime et le politique

Le dernier numéro des Cahiers de civilisation espagnole contemporaine (revue en ligne) publie des contributions présentées à la journée d’études internationale organisée en septembre 2019 à l’université du Mans par notre amie du CERMI Julie Fintzel : https://journals.openedition.org/ccec/9667

Publication : Spain, the Second World War, and the Holocaust

Deux membres du Cermi, Geneviève Dreyfus-Armand (présidente d’honneur) Marta Marin Domine on participé à la publication de Spain, the Second World War, and the Holocaust. History and Reprentation, edited by Sara J. Brenneis and Gina Herrmann, Toronto/Buffalo/Londres, University of London Press, 2020.

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Radio : Exils et accueil, de la Retirada à aujourd’hui

Une émission réalisée par FM+ (Guylaine Dubois) en partenariat avec radio Lenga d’Oc (Bruno Cécillon), Jazz IN (Paul Esgleas) et l’Eko des garrigues, dans le cadre de la série « Itinérances » produite par l’ARRA avec le soutien de la Région Occitanie. Producteur délégué : Manuel Plaza Toro.

Les 20ème et 21ème siècles resteront probablement ceux de toutes les migrations. Ce ne sont pas les guerres mondiales qui ont vidé les terres, les pays, ce sont les migrations proclame Erri de Luca, en préambule à ce documentaire radiophonique Itinérances. Les populations qui fuient les conflits, les persécutions ou la misère, avec leur grande diversité de causes demeurent une triste constante de l’histoire.

Si l’impact sociétal des migrations contemporaines semble culminer de manière inédite, c’est sûrement parce-que nos réseaux globalisés ne nous permettent plus d’ignorer quoi que ce soit et que chacun est désormais le témoin du sort des tous. Des dirigeants et des responsables politiques peu scrupuleux ont ainsi compris ce qu’ils avaient à gagner en agitant le spectre de la submersion étrangère. Comme s’ils était inacceptable et honteux de chercher simplement à vivre. Réfugiés, déplacés, demandeurs d’asile, migrants…au fond, peu importe l’étiquette. Un mot suffit à qualifier cette itinérance : l’exil.

Sans prétendre à une analyse globale, ni à une étude des lieux exhaustive, nous avons donné la parole à des descendants de réfugiés, des écrivains, des intellectuels, des artistes, des responsables d’associations et aussi à des personnes qui ont risqué leur vie par arriver jusqu’en France et parfois sur des embarcations de fortune. En croisant ces voix et ces expertises, nous avons tenté de comprendre ces exodes d’aujourd’hui qui font écho à la Retirada en 1939, dont les 80 ans ont été commémorés en 2019.